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Investissement socialement responsable

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​Le 26/11/2020

 

Les spécificités d’une diversification ISR en matière d’allocation

 

Essentiellement applicable aux actions et aux obligations, l’investissement socialement responsable (ISR) s’ouvre à d’autres classes d’actifs, offrant ainsi une pluralité d’expositions sectorielles.

 

 



 

Dans un environnement de marché marqué ces derniers temps par un fort regain d’incertitudes et de volatilité, diversifier son portefeuille est plus que jamais de mise. Si les solutions existantes sont légion, qu’en est-il de l’investissement socialement responsable (ISR) ? La prise en compte des facteurs sociaux, environnementaux et de gouvernance (ESG) est-elle compatible avec la diversification d’une allocation ? Une question d’autant plus judicieuse que la résilience de ce type d’investissement lors des récentes turbulences de marchés devrait renforcer l’engouement des investisseurs.
 
Tenant compte de la politique des entreprises en matière de responsabilité sociale et environnementale, l’ISR est, par essence, intimement lié aux actions. Forte de son succès, cette thématique d’investissement s’est depuis émancipée sur le marché obligataire qui a vu ces dernières années se multiplier les émissions d’obligations vertes (green bonds). « Au-delà, il est difficile de faire de l’ISR stricto sensu avec toutes les classes d’actifs, souligne Léa Dunand-Chatellet, gérante responsable du pôle ISR de DNCA Finance. Par nature, cette approche n’est pas conciliable avec les matières premières et ne fait pas sens avec les devises. Les emprunts d’État s’y prêteraient davantage mais l’engagement et la continuité d’une politique sociale ou environnementale d’un pays ne peuvent pas, par exemple, être garantis sur le long terme, ce qui ne répond pas aux exigences de l’ISR. »
 
Par nature, ce type d’investissement est-il donc voué à être cantonné au pré carré des actions et des obligations ? Pas forcément. « Dans le non-coté, l’ISR est ainsi parfaitement compatible avec le private equity, relève Léa Dunand-Chatellet. Il est d’ailleurs très pertinent sur ce segment car cela a un impact direct sur la politique d’une entreprise et permet ainsi de se prémunir contre les risques comptables, de ressources humaines ou de controverse. » En outre, le secteur de l’immobilier (via la pierre-papier) est désormais compatible avec cette approche puisqu’un label ISR immobilier est entré en vigueur en octobre 2020. Les SCPI et les OPCI peuvent désormais être labellisés ainsi.
 
En termes d’allocation, les contraintes liées à la prise en compte de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises restreignent donc naturellement l’exposition aux classes d’actifs. Pour autant, au sein même des actions, cette approche s’avère être une source de diversification intéressante. Son intégration pouvant être applicable à une majorité des fonds existants, l’ISR présente l’avantage de se décliner suivant une multitude de thématiques et de secteurs. « Les fonds de notre gamme Beyond couvrent aussi bien les thèmes de l’innovation médicale que les technologies de pointe, les infrastructures, les énergies renouvelables ou encore les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, souligne ainsi Léa Dunand-Chatellet. Chez DNCA, 12 fonds sont actuellement labellisés et 4 en passe de l’être avec l’objectif que tous le seront d’ici fin 2021. » En matière de diversification, l’ISR ouvre donc un champ des possibles intéressant, d’autant plus précieux dans l’environnement actuel de marché.
 

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